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lundi 2 juin 2014

Le Gai Savoir, Nietzsche.

nietzsche_is_dead_god_tshirt-p235949987979422034qqqj_400.jpgtumblr_lzxjammkM41qazg3ko1_500.jpgBP2b6P9CMAEzzao.jpg-large.jpeg « Dieu est mort » (en allemand : Got ist tot) est une citation de Friedrich Nietzsche et apparaît pour la première fois dans Le Gai Savoir. A l'aphorisme 125, Troisième livre du Gai Savoir Nietzsche écrit : «  Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu'à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte n'est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d'eux ? »

Si l'on renonce à la foi chrétienne, on se dépouille à l'époque du droit à la morale chrétienne. Il n'y a plus de valeur supérieure. Si l'on reconnaît la mort de Dieu, le problème vient alors de contrecarrer le nihilisme. C'est à dire la perte du sens et des valeurs en l'absence d'un ordre divin. Nietzsche semble penser que la majorité des hommes ne voient pas ou refusent simplement d'admettre cette « mort de Dieu », et ce à cause de l'anxiété qui en découle.

Donc Nietzsche prend en compte le désespoir qui peut naitre chez une personne qui se sait maintenant seule. Son désir est de mettre en avant la croyance en une volonté humaine comme loi en tant que telle, « tout est permis si votre volonté le demande ». Pour Nietzsche, le nihilisme est la conséquence de n'importe quel système philosophique idéaliste, car tous les idéalismes souffrent de la même faiblesse que la morale chrétienne, on n'y retrouve aucune fondation sur laquelle bâtir.

En employant le terme « nous » (nous autres qui sommes...) Nietzsche parle donc de/à l'humain, des/aux mortels, de ces « êtres posés là ». De ceux qui ne sont en tout cas pas concepteurs. Peut être s'adresse t- il seulement aux athés ? A ceux profondément encrés dans le monde réel, physique. Qui ont fait ce choix courageux selon lui et s'apprêtent à recevoir de ce qu'il est entoure. Et à (devoir) donner. Nietzsche nous suppose « généreux et riches de l'esprit » ce qui relève d'idéaux du genre humain. En tout cas ce vers quoi nous devrions tendre.

Nietzsche semble éprouver le besoin de donner « espoir » dans ce texte. L'auteur veut montrer la voie, accompagner et donner à l'humain foi en ses propres capacités. Il dit donc l'homme déjà savant (« riches de l'esprit »,) et peu craintif. Il parle d'un humain sans appréhension, disposé.. (« nous tenons au bord de la route et ne voulons défendre (…) « nous absorbons ») De notre capacité à l'écoute, à l'absorption, à la compassion (valeur qui n'est donc plus seulement monopole de la chrétienté), à l'imprégnation, à la digestion, à l'endurance.

Endurance car il nous met réalistiquement en garde contre la difficulté d'être présent sur le long terme. Il nous prévient des répétitions qui pourraient nous obstruer/épuiser. De se faire avoir par l'immédiat et ce qui devient violences physiques et symboliques (ses oiseaux sales(…). Le quotidien balaye fréquemment le long terme. La misère humaine.

La foi étant est en général plus portée sur le « commandement » de donner, sans imaginer recevoir en retour. Nietzsche vient contrecarrer cela en disant qu'il est inévitable et surtout fortement conseillé de prendre. Certains prendront en nous, et nous irons puiser aussi, cela s'appelle l'expérience, l'ajout, la connaissance. S'hydrater, s'abreuver à la fontaine publique.

Au lieu de procéder aux ablutions, de se laver du pêché par l'eau l'homme devient celui qui la fait jaillir, il est désormais source. Et puis car ouvert.

« troubles, sombres » désigne l'effet d'une première expérience. Lorsqu'on goûte ou reçoit quelque chose pour la première fois. Il y a toujours ce moment « sensible », pendant lequel nous déterminons si oui ou non l'on apprécie. Le contact avec la nouveauté, prix à payer pour devenir.

Ne pas s'arrêter à cette étape, accepter le flou, le remplissage, décider de rendre intelligible ou non et continuer la route.

Tamiser: prendre, absorber, filtrer, rejeter (critiquer), garder.

mercredi 20 novembre 2013

Histoire de l'Art/FRAC Provence-Alpes-Côte-d'Azur

J'ai choisi comme support de recherche le FRAC de Provence-Alpes-Côte-d'Azur situé à Marseille afin de comprendre le fonctionnement d'une institution d'art. En effet, je suis allée à la découverte de cette ville que je connaissais mal cet été. Je n'ai pu entrer au FRAC qui était alors fermé, j'ai donc eu envie d'en savoir plus sur ce bâtiment vêtu d'une dentelle de dominos blancs.

Qu'est ce qu'un FRAC ?

FRAC est l'abréviation de Fonds Régionaux d'Art Contemporain. Ce sont des institutions culturelles créés en 1982 par Jack Lang, ancien ministre de la culture, et existant dans chaque région française afin de promouvoir l'art contemporain et les régions. Ils sont dotés d'un budget dont le financement vient en grande majorité de chaque conseil régional et de l'État à travers le Ministère de la Culture. En revanche il ne s'agit pas d'établissements publics mais d'organismes de droit privé, qui assurent néanmoins des missions de service public. De même, bien qu'ils n'aient pas le statut de musées, et qu'ils ne soient donc pas soumis à l'interdiction d'aliéner les œuvres de leurs collections, le ministère de la Culture a décidé qu'ils ne pouvaient pas le faire, au motif qu'elles avaient été acquises grâce à des fonds publics.

En avril 1986 les Frac avaient acquis, depuis leur création, un total de 5 438 œuvres provenant de 1 377 artistes différents3. En 2000, c'était près de 14 000 œuvres de près de 2 500 artistes, fin 2007, 23 000 œuvres de 4 000 artistes, en 2013 près de 25 000 œuvres de 4 200 artistes.

En 2010, le budget global des Frac se monte à 24 millions d'euros (État et régions). Les procédures d'acquisition des œuvres ont parfois été critiquées: la composition des comité d’acquisition n'est souvent pas détaillée, empêchant de contrôler l'absence de conflits d'intérêts dans les achats. Les critères des choix d'acquisition ne sont pas rendus publics. Sous prétexte de secret commercial, le prix n'est presque jamais communiqué sauf quelques exceptions.

En 2013 Marseille est capitale européenne de la culture. Plusieurs nouveaux bâtiments ont donc été inaugurés, chantiers qui contribuent à l'évolution du paysage marseillais et la diffusion de l'art. Le Frac PACA, dirigé aujourd'hui par Pascal Neveux fait partie de ces nouvelles structures. Il a été installé dans le quartier de la Joliette, quartier de logements sociaux et bureaux. C'est un FRAC dit de « nouvelle génération » dont la collection comprend plus de 1000 œuvres d'artistes internationaux. Il a pour vocation la constitution et la diffusion d’une collection d’art contemporain comme les autres FRACS, la programmation et la réalisation d’expositions temporaires, de programmes de rencontres/conférences et d’éditions, ainsi que l’organisation d’actions de sensibilisation et de formation pour des publics divers (scolaires, étudiants, adultes), et il acceuille également deux artistes en résidence chaque année.

Quels artistes ?

Sur le site l'on peut voir deux sections "Artistes" et "Visionner la collection". Le FRAC PACA collectionne entre autre (par ordre alphabétique) Michel Blazy, César, Claude Closky, Tony Cragg, Eric Duyckaertz, Urs Fischer, Dominique Gauthier, Simon Hantai, Thomas Hirschhorn, Paul McCarthy, Mike Kelley, Claude Lévêque, Gabriel Orozco, Philippe Parreno, Bernard Piffaretti, David Shrighley, Djamel Tatah, Tatiana Trouvé entre autre, autant d'artistes français qu'internationaux. Leurs oeuvres acquises par le FRAC sont stockées, exposées au sein de la structure mais le plus souvent prêtées pour d'autres expositions en France ou à l'international. Il y a donc un système de circulation, des accords entre les différentes structures d'art contemporain. Dans ces deux sections l'on peut voir à droite des pages trois liens :

Un lien vers : le regroupement des fonds régionaux d'art contemporain : http://www.frac-platform.com Découverte incroyable car ce site/cette association créée par le Ministère de la Culture permet de visionner toutes les oeuvres collectionnées par les 23 FRACS, ou presque, c'est une vraie base de donnée. Le site est clair et simple à naviguer.

Un deuxième lien vers : http://www.videomuseum.fr qui englobe la base de données de http://www.frac-platform.com plus d'autres musées comme le Centre Pompidou, le MAC/VAL, le MAMAC de Nice, le CAPC de Bordeaux, le Musée d'art moderne de Strasbourg ou encore la Collection Musée des Arts Contemporains de la Fédération Wallonie-Bruxelles et d'autres...

Un troisième lien vers: NAVIGART http://ontia.fr/navigart qui est lui un logiciel regroupant différentes base de données de collections publiques et privées du monde entier, malheureusement je n'ai pu y accéder car il se paie et surtout se commande.

Formidable découverte !

Pourquoi FRAC de nouvelle génération ?

Le Ministère de la Culture a voulu de nouvelles structures, avec la responsabilité d'innover, pour mieux donner à voir les oeuvres au plus près des publics, pour diffuser des collections aujourd'hui de "premier plan". Six des vingt-trois régions, avec le concours du ministère de la Culture et de la Communication et d'autres collectivités territoriales, se sont engagées dans une nouvelle aventure en faisant le choix de bâtir un équipement pensé pour leur action, en Aquitaine, en Bretagne, en région Centre, en Franche-Comté, dans le Nord-Pas de Calais et en Provence- Alpes-Côte d'Azur. La diversité des projets montre qu'à des missions et des fonctions identiques répondent des solutions architecturales variées. Ces six projets architecturaux sont l'aboutissement de concours d'architecture internationaux ambitieux Quand un Frac devient un lieu, sa dimension utopique et expérimentale originelle (une collection nomade diffusée sur le territoire pour rendre l'art accessible aux publics les plus larges) suscite des solutions architecturales expérimentales et novatrices. Cette exposition présente le processus de création de chacun de ces bâtiments et projette le visiteur dans la « fabrique » de l'architecture d'aujourd'hui. Les lauréats de ces concours sont tous des architectes confirmés sur la scène internationale : 
à Bordeaux, l'équipe danoise BIG associée à Freaks, à Rennes l'agence Odile Decq Benoît Cornette, à Orléans Jakob+MacFarlane, à Besançon et à Marseille l'architecte japonais Kengo Kuma & Associates et à Dunkerque Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal.

Revenons à Marseille, c'est l'architecte Kengo Kuma, auteur de la Cité des arts et de la culture à Besançon qui est lauréat du concours en 2007. Le parti pris de l'architecte a été de ne pas se couper de la relation à l'environnement en intégrant dans la construction, par les espaces de circulation, le traitement des façades et de l'enveloppe. Le bâtiment est pensé selon les principes de « rues superposées et ouvertures sur le quartier ». Il est rythmé par des points de vue multiples sur l'extérieur : terrasse au premier niveau jouxtant les immeubles d'habitation voisins, escalier longeant une longue baie vitrée, terrasse urbaine pour la façade d'angle, une « proue » qui donne accès à un large panorama vers les quartiers Nord et l'autoroute. Les deux grandes salles d'exposition sont de configurations de hauteur différentes, renforçant l'idée d'un parcours dynamique. Kengo Kuma varie les ambiances et les espaces, misant sur la simplicité pour les aménagements intérieurs : murs bruts, sols en béton poli, gaines techniques en acier laissées apparentes aux plafonds. Ces principes d'ouverture et de proximité répondent aussi à l'une des missions du Frac : inviter des artistes à travailler sur la sociologie et les transformations du quartier de la Joliette. On reconnaît dans le FRAC PACA le rapport sensible aux matériaux de Kengo Kuma, l'attention portée aux jeux perceptifs intégrant les variations de la lumière naturelle. Installé sur une parcelle étroite, le bâtiment de cinq mille quatre cents mètres carrés laisse, au premier abord, un peu perplexe, et l'analogie revendiquée par l'architecte avec des « pixels » pour le traitement de la peau qui recouvre les façades, paraît convenue . Mais il fallait trouver une réponse liée à sa volumétrie dure. L'architecte est resté fidèle à son goût des petits éléments qu'il nomme « les particules », et qu'il tente de formaliser au-delà de l'image simpliste d'une architecture « pixellisée » et évanescente. Composée de panneaux en verre blanc émaillé fixés sur une structure métallique, cette « peau » s'enrichit en effet d'une dimension ornementale. Conçus avec un maître verrier, Emmanuel Barrois, ces éléments offrent de nombreux effets de matière par leur oscillation entre translucidité et opacité, créant « une lumière multipolaire et multi facette », à l'unisson de la lumière méditerranéenne , tout comme le MUCEM. Ces jeux d'échelles et de perception caractérisent l'architecture de Kengo Kuma. L'architecte privilégie l'expressivité des matériaux, le bois, la pierre, le papier ou le polycarbonate associé à la fibre de verre. Il semble aimer le réel. Un réel constitué de brisures, de variations multiples, symbolisé par les plaques de verre blanc. L' ouverture, la faille, la brèche. Une fragilité évidente mettant en crise « l'ordre du réel et celui de l'apparence ») car si les structures sont lourdes, les matériaux bruts, et que l'enveloppe (seconde peau) sur chacun des bâtiments fait penser à l'armure,elles semblent néanmoins légères. Pour le Frac PACA il semblerait que ce soit les fines structures bâton verticales qui soutiennent le verre blanc, comme collées sur la premières facade. Ainsi que les diverses orientations des plaques, cela m'a fait penser à un motif rideau disco. PACO RABANNE. Au MUCEM il semble que ce soit le motif dentelle du béton (moucharabieh) signature de Rudy Richiotti, le fait que l'on aperçoive la première structure en verre à travers (comme si la deuxième protégeait la première), la finesse tendue de la passerelle noire qui va jusqu'au fort.la mer bleue entourant le sol blanc, le rendant comme flottant.

Kengo Kuma and Associates : http://kkaa.co.jp

http://www.atelieremmanuelbarrois.com

mercredi 6 novembre 2013

Histoire de l'Art/Article Mediapart d'Antoine Perraud.

L'Article qui nous est présenté est celui d'Antoine Perraud, paru sur le site internet Madiapart le 20 Octobre 2013 et intitulé "François Pinault, épieu dans le flanc de la culture".

Cet article s'appuie sur diverses sources et évènements afin de nous rapporter les méthodes utilisées par le collectionneur et marchant d'art François Pinault pour mettre en place sa prochaine exposition "A triple tour" à la Conciergerie de Paris courant Novembre 2013. Et par extension, l'article traite des "systèmes" créés par l'homme d'affaires et quelque uns de ses contemporains afin d'avoir la main mise sur le marché de l'art actuel. L'Auteur choisit d'utiliser le registre de la satire pour prendre le parti de condamner vigoureusement l'homme, ses complices et surtout les institutions publiques qui ont participé au hold-up qu'il nous révèle.



Pour commencer Antoine Perraud donne à son article un titre qui pourrait être celui d'un duel chevaleresque. Il choisit les termes "épieu" et "flanc"; épieu désignant la plus simple des armes d'hast, une lance taillée en point au bout passée au fer qui servait au Moyen-Age pour les combats rapprochés ou la châsse au sanglier. Le "flanc", qui désigne les partie latérales d'un corps, est l'endroit où l'on porte généralement le coup fatal. Antoine Perraud annonce un combat pas franchement noble. Qui est plus une croisade, menée par François Pinault contre le culture, dans la mesure où le désir excessif du gain dépasse largement le cas de l'exposition. L'auteur emploie, dans son registre de satire, beaucoup de termes empruntés au vieux français ou au vocabulaire de la bataille.

Dès le premier paragraphe Antoine Perraud emploie le terme "travesti" pour parler de l'ambiguité, du double sens que peuvent avoir les actions menées au sein du monde de l'art. Du mécéne altruiste dévoilant une partie de sa collection gra-tui-te-ment quand en réalité il vient de nous faire signer un contrat qui nous rend indirectement actionnaires de ses oeuvres sans pouvoir en toucher les bénéfices. Nous verrons d'ailleurs que le manque de transparence constitue le second cheval de bataille tout au long de l'article. L'auteur brandit l'une des plus importantes biennales d'art contemporain, Venise, comme premier exemple. Lieu où l'on présente, voit, vend et achète et se fait voir. Il parle d'une cour, d'une société "d'initiés" qui souvent est à la recherche de sang neuf pour se distraire. mais finalement plus à l'aise en terre connue. Comme pour taxer d'archaÏque une catégorie de personnes se clamant résolument modernes. Comme monarques il cite Larry Gagosian et François Pinault en s'appuyant sur un film-documentaire "La ruée vers l'or" de Danièle Granet et Catherine Lamour. Antoine Perraud parle de deux scènes où les réalisatrices tentent de s'adresser directement à eux. Ce qui se solde par un échec. Ont il peur de parler ? de mal parler ? D'être embarrassés par des questions politiquement incorrectes auxquelles ils ne peuvent pas répondre ? De devoir mentir face caméra et de mal le faire ? Ils se verrouillent, répondre c'est le travail d'un attaché de presse (d'un intermédiaire ou messager) qui sait le faire. L'auteur semble nous dire qu'étant donné que ce sont eux qui décident de ce que nous allons voir, il serait alors normal que nous ne puissions discuter directement de ces choix avec eux. Ayant intérêt à ce que les cotes de leurs artistes restent hautes, les grands galeristes ou marchants d'art se doivent de les rendre visibles le plus possible. Et qu'ils restent visibles, en haut de la chaine, dans le maximum de galeries ou musées. Ce qui donne la désagréable impression de souvent voir les mêmes noms, ou tout au moins de sentir qu'il y a du monopole dans l'air et un cruel manque de diversité. Ainsi que beaucoup d'artistes qui réitèrent, exploitent jusqu'à épuisement le/les procédés qui ont fait leur succès. Pour plus de visibilité encore il est préférable que l'oeuvre soit "reconnaissable". Comme si l'on parlait d'un autographe. L'Artiste est moins libre, voir plus du tout d'aller dans d'autres directions et nous de regarder ailleurs avec lui.

Enfin dans la deuxième partie du texte l'auteur se re concentre sur le cas de la Conciergerie de Paris. Il y vient par le biais de l'île Séguin. En s'amusant du fait que le gouvernement français n'ai pas été coopératif fiscalement parlant avec François Pinault pour qu'il puisse s'y installer. Pour finalement user d'un procédé bien plus véreux pour "à triple tour". Par le biais de Philipe Belaval, Président du Centre des Musées Nationaux (secteur public) d'une part, et de Jean Jacques Aillagon, ex ministre de la culture d'autre part, François Pinault a réussi la prouesse de se faire financer par les contribuables, c'est à dire nous. Et à auteur de 1,4 millions d'euros sur les 4,3 dévolus à l'ensemble des manifestations culturelles françaises. Ce qui est également choquant c'est que ces 1,4 millions financent entre autre la communication faite sur cette exposition ainsi que la venue des artistes, de leur staff, proches, et leur séjour à Paris, tout compris. Et qu'il n'était pas prévu que ces chiffres nous soient communiqués, à nous actionnaires. D'ailleurs on nous les a retirés vite fait bien fait avant que le scandale ne se répande. Je me suis demandé à ce moment là si les artistes eux-mêmes sont au courant du système de financement employé pour leur exposition. Et si oui, comment se sentent t ils vis à vis de cela. Mais j'imagine qu'on évite de se poser ce genre de questions lorsqu'on fait partie de la collection Pinault.

" A triple tour" : au troisième tour Pinault ayant fait monter la plus value des oeuvres durant l'exposition, les revend ensuite dans la maison de vente qu'il possède, Christies, et la boucle est bouclée.

Au delà du cas Pinault, cet article parle du statut de l'oeuvre, qui bascule de la matière au bien. Où la création, la culture, le devoir de diffusion de la culture, l'histoire de l'art s'effacent derrière le placement financier et la stratégie.

mardi 5 novembre 2013

English/Autobiography.

My name is Léa Bouanich. I was born and raised in Paris 24 years ago. My mother gave me birth in the same hospital has her mother and grandmother were born in the 15th district. As far as I can remember I've always wanted to become a designer one day. I have always been very sure about that. Having children and tired of being just citizens my parents bought a country house near Fontainebleau when I was 6. That's in the garden of this house where my father teached the basics and more to look around me and have fun while doing it.Scketching, drawing, painting, it is him that transmitted me the virus while my mother was gardening. But I've learned more by watching him drawing. This house is a XVIII old century presbytery and one of the great thing is that we have the vitrails in the garden. I'm sharing this detail because some of my father's drawing contain a lot of architectural and religious elements of this church. As well as my mother naked and pregnant, family portraits, auto-portraits, friend's faces, young children from back going to school, naked children, my sister and I , other architectural elements and art deco/art nouveau/80's very geometric graphic vibes in black and white pencils all together forming beautiful but yet non understandable for a young girl compositions. These drawings that I inherited are amazing but extremely nostalgic and what we call "dark". My father is a publicist but when he learned his future job in the 70's advertisings where still hand made and students had to catch a style in order to create brand's campaigns. I feel very lucky to have been born in this family and be able to share that much. My mother is an egyptologist, doing her second thesis now on the ptolemaic era and their sacrificial rites. Like my father she used to be a publicist but didn't enjoy the job/the world surrounding it at all.They went on honeymoon in Egypt, she felt in love for the second time and so she restarted all over again ; first the hieroglyph school, then L'Ecole du Louvre and finally L'Ecole Pratique des Hautes Etudes where she has been since 10 years doing her thesis and archaeological excavations on Karnak Temple. She named me after two egyptian goddesses : Maât (daughter of Râ, godess of love and justice) and Hathor (also daughter of Râ, goddess of fertility and orgies). Hathor is a great symbol of freedom and modernity by being both goddess of fertility and sex. That means she is able to be a woman and a mother, unlike greek or roman gods. It's a bit manichean but It means a lot to me that my mom projected this idea of the "complete" woman on me. But it also can be too much pressure hey. Even if its only a name I know there's an echo/or I'm often connected to Hathor because I'm constantly hard on myself with the utopic will of pushing things, concepts, people, me on what's "complete". Sometimes it leads me to a good progressive/perfectionist state of mind with self requirements. Otherwise it can bring me to some too-high expectations that I obviously can't reach. I put myself onto projects that overtake my skills or time or money. Then I get childishly frustrated. On top of that I am a big dreamer. Liking my visions more than the efforts It would take to make them reality. Idler too ? yes. And it's hard for me to admit it but I used to feel too proud (or "blessed") to consider practicing (baby steps) as normally essential to achieve big goals. After the French Baccalaureat I thought I would like to become a fashion designer. Thinking that because I love fabrics, women's elegance, design and sculpture. I started learning fashion design at La Cambre in Brussels. La Cambre is a very creative but yet hard school where you are teached how to create bodies more than clothes by going from 2D to 3D with pattern, modelling, embrodering, knitting, using unusual fabrics for example to create the "envelope". I have had quite a choc when I did my first ready-to-wear internship. Fashion industry involves too much components that have nothing to do with creation. This art is now becoming sadly poorly reduced by the market of trend, money or lack of money most of the time. And I hate sewing, which was quite a problem for finishings. After two years at La Cambre I went to Central Saint Martin's in London. London was like Brussels but 10 times bigger for me. A bit the same aesthetic, warm places and people, also very sarcastic and surrealistics. English people are free but really respectful of their traditions which make a good contrast. To be short; in Central Saint Martins fashion studios are in the same place as the fine arts'ones. So I met people there that later became my friends. That's how I started hanging out at the painting and sculpture studios and at some point figured and tried myself. And Loved it. My last ready-to-wear collection at school was made of natural sponges, wood, latex and metal pieces. I enjoyed so much working with these materials that I carried on with sculpture, slightly sliding towards "pure creation" or at least the matter. My grand parents (mother side) come from Seignosse-Le-Penon that's why I came to Biarritz at first and heard about l'ESA Les Rocailles. During the entrance exam I thought that the school was like a laboratory. Great and little, a place where it's easier to work and talk with the professors in order to move on with your researchs. Here we are. PS: I have a belgian ginger cat named Chuck(Norris-Bass).

lundi 4 novembre 2013

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Le-Pain-Quotidien.gif

dimanche 3 novembre 2013

Eric Duyckertz/Texte faisant suite à l'émission radio "Ma Forêt Landaise".

Le Pin Quotidien.

Tous nos produits sont issus de l'Agriculture Biologique Landaise et font la part belle aux pains maritimes Gascons. Chaque fois que nous le pouvons, nous nous approvisionnons en ingrédients issus de la sylviculture biologique. De cette manière, nous construisons non seulement des partenariats durables avec des propriétaires terriens qui se consacrent au plantage et au sêmage, mais nous nous assurons également que nos ingrédients viennent du contre-jour, la tête vers le haut.

Cette philosophie influence chacune de nos décisions, de la résine que nous ne servons plus à la conception de nos parquets et l'ameublement bois de nos magasins, jusqu'au papier de nos cartes de menus. Nous utilisons le bois recyclé, les parcelles moyennes, des lampes basses assainissement (elles pompent l'eau tout en recrachant la matière première) ainsi que des éclaircissements responsables et des tracteurs/gestionnaires respectueux de l'environnement.

Notre pain est fabriqué aujourd'hui selon la recette originale : du sable , du sel et de l'eau, des élagages espacés, des héritiers sur le terrain et un plan de gestion à la main, une récolte tout les 50 ans seulement, tout ceci sous l'oeil attentif de nos CRPF. Le processus est long, laborieux et délicat...et chaque effort en vaut la peine. Il est aussi risqué. Parce que le pin doit regagner son statut d'arbre et ne pas être réduit à celui de culture.

Nous sommes désormais présents en France, au Portugal et en Amérique. Chaque établissement est organisé différemment dans le respect des espèces qui l'entourent. Car si nous nous engageons à ce que vous retrouviez vos spécimens où que vous soyez, vous trouverez chez chacun d'entre eux des choses qui se font et ne devraient pas se faire, donnant à chaque une singularité.

Vieilles femmes et étrangers se retrouvent autours de nos troncs communs pour rompre le pin, et passer un petit peu de temps ensemble. Elles viennent avant tout pour échanger sur les effluves de féminité qui émanent de nos espaces. Du triangle des landes, des petites touffes denses parsemées en nuages sur nos plafonds, des surprises constantes au détour de nos sentiers, des multiples paradoxes que nous vous réservons, de la force et de la fragilité.

Comme tout notre mobilier, la table commune est faite de bois recyclé, ce qui signifie qu'aucun arbre n'a été coupé pour vous permettre de vous installer et vous détendre.

Prenez place près de votre habitant ou de votre gestionnaire, partagez sur la diversité, et rappelez-vous qu'il faut toujours se préoccuper des repères de l'autre. Car de près ou de loin, au cœur de la parcelle, nous formons une famille depuis 1805.

C'est bon pour notre santé, notre communauté et notre terre.

Menus : http://www.lepainquotidien.fr

jeudi 24 octobre 2013

Biennale di Venezia, Settembre 2013.

Biennale di Venezia, Settembre 2013.

La première oeuvre dont j'ai envie de parler est "English's magic" de Jeremy Deller, et plus particulièrement de sa vidéo présente dans la dernière pièce du pavillon anglais. Jeremy Deller met en scène dans ce pavillon des situations qui traitent des relations inégales souvent présentes dans nos sociétés contemporaines et plus particulièrement en lien avec l'Angleterre. L'artiste met en scène des rapports de forces réels ou inventés entre dominants/ dominés, opprimants/opprimés d'hier et d'aujourd'hui. Mais l'intention de Jeremy Deller semble ici de re équilibrer ces rapports. Comme si hanté par l'injustice il essayait de renverser le cours des choses. Il les ré inventent, donc. Il le fait par le biais de l'hommage ou de l'inversement. En sublimant (peinture) ou tout simplement en s'arrêtant (ralentis de la vidéo). Comment fait-il ? Il filme leurs attitudes. Les trajectoires choisies des rapaces ne sont pas neutres. Ils s'envolent, ou atterrissent, en parcourant l'écran de manière transversale, en "passant", libres, sans rapport avec la caméra qui les filme. Nous ne pouvons pas voler nous. Ils ont cela, on ne l'a pas. Ils arrivent du ciel. Souvent l'homme tue ce qui lui échappe ou le stoppe tout au moins, par envie ou jalousie. Les ailes battantes, leur regard est tourné vers le haut ou vers le sol. Ils exécutent des révérences, se prosternent. Comme si ils nous offraient une sorte de soumission volontaire. Tels des monarques demandant un cessez-le-feu, Royal. Il y a ce plan sur le yeux noirs de la chouette blanche, on ne discerne pas sa pupille, ce qui pour un humain est perturbant, on ne peut « lire » son regard. L'aigle ne regarde jamais la caméra. Leurs attitudes sont majestueuses. Une force tranquille émane d'eux, c'est ce qui m'a fasciné. C'est une démonstration de force "pacifique". Jeremy Deller observe et esthétise son sujet pour que l'on s'incline devant tant de beauté. Le sujet est proche, l'image très nette, beaucoup de ralentis et "découpages" pour que l'on puisse observer intimement le rapace. Il faut renoncer à ce rapport de force. Jeremy Deller veut également que nous ayons en tête l'histoire qui lui a amené son projet. La chasse inconsidérée. Le regard posé sur cette vidéo serait bien moins sensible sans.

Le gagnant n'est pas celui qui possède le pouvoir "moderne" (argent, statut social, armes, omnipotence) chez lui.
Jeremy Delley est aussi celui fait aller au combat, pour la revanche certes, mais il décide de perpétuer ou relayer le rapport de force. Le conducteur de la grue est l'aigle, la griffe de grue devient la griffe de l'aigle. L'aigle écrase son oppresseur. Le rythme de l'orchestre s'accélère, le rendement de destruction aussi. Jeremy Deller détruit ainsi le Prince William, symbole de la monarchie anglaise (ou lui rend son attitude qui n'a pas été franchement monarchique), le tir, l'industrie et les déchets humains causés par la sur-consommation.

Cette vidéo m'a plue car elle est pour moi « efficace ». Les rôles attribués, les métaphores sont ici très "lisibles", directes. Ce qui est cohérent lorsqu'on choisi un point de vue militant ou tout au moins que l'on veut percuter. L'aigle ne se retourne jamais directement contre l'homme, il se contente seulement de mettre à mal les symboles contemporains de sa réussite, ou puissance. Efficace, mais extrêmement créative car elle n'est pas « classique » . Le travail de composition son-image à quelque chose de très pop, cette vidéo pourrait seulement être le clip de la chanson que l'orchestre et Jeremy Deller ont créé au sein du projet.

Le Melodian Steel Orchestra nous offre un son puissant, raisonnant. Une marche progressive et surtout une ambiance. Ils présentent l'animal ou entrainent le combat, donnent le ton. Ils ont composé et enregistré aux studios d'Abbey Road, lieu emblématique de la culture anglaise car ayant accueuilli les Beatles. Love-Hate England. Ce groupe est aussi peut être ce que serait une société « idéale » pour Jeremy Deller. Ces gens construisent, créent ensemble quelque chose qui n'implique pas de rapport de force, ce qu'ils font n'est ni lucratif ni destructeur envers autrui.

Sur la séquence de la parade on peut ressentir le mépris que l'artiste éprouve pour les représentants des institutions d'état et donc par extension pour le fonctionnement crées de cet l'Etat. Il zoom sur les fonctionnaires des impôts, des taxes, de la garde nationale, sur les francs maçons, tous rattachés à la hiérarchie contemporaine et de manière directe ou indirecte aux diktats monétaires. Leurs plus beaux habits paraissent ridicules à côté des plumages que l'on vient de voir. Il les tourne en bouffons. Ils regardent tous la caméra, cherchant leur moment de gloire, c'est une parade de vanités humaines. Pendant que les rapaces volent, les fonctionnaires défilent en rangs serrés. English's Magic : magie blanche et magie noire opérées par un pays sur l'un de ses enfants, qui l'ont envoûté mais l'ont vidé aussi. Il y a des bons et des mauvais sorts. C'est comme ça que Jeremy Deller semble vivre sa relation avec l'Angleterre.

L'oeuvre qui n'a rien provoqué ou fait écho chez moi est celle d'Anri Sala, « Ravel Ravel Unravel » au pavillon français. J'ai vu au long de mon parcours une Djette, Chloé, bidouiller des sons comme un Dj le fait au tout début de la création d'un morceau. Et forcément, comme ces sons ne sont pas réellement encore « articulés » les uns aux autres à ce stade du processus, j'ai alors trouvé cela seulement "décousu". J'ai donc eu du mal à faire le lien ou à voir une transversalité avec « Ravel Ravel » la deuxième partie montrant deux vidéos/deux pianistes jouant de la main gauche le « Concerto pour la main gauche » de Ravel. On sent légèrement la contrariété qu'a cette main par rapport à sa fonction de base dans le jeu pianistique. Le manque de la main droite ? Puis dans la dernière salle DJ Chloé essaie de superposer les deux versions vinyles du concerto, « Unravel Ravel » on démêle en emmêlant. Je me demande si le processus de de démêler, caler, recaler, superposer des morceaux d'oeuvre déjà existants n'aurait pas été plus réussi d'un seul bloc (d'une seule vidéo). Car là je ne vois que trois manières de jouer Ravel, et un projet. Une mutation (ou juste appropriation) (ou expérience vu qu'il inclus une tierce personne), évolution du « Concerto de la main gauche » dans l'esprit d'Anri Sala. J'aurais donc aimé ressentir les synesthésies, associations ou directions qui l'ont mené d'une interprétation à l'autre. Une morceau plus fluide, Une vidéo d'un bloc ? Peut être que la scénographie m'a aussi dérangée car si j'ai pu apprécier la qualité acoustique des trois pièces en arcs-de-cercle, les distances présentes entre les vidéos isolaient encore un peu plus chaque partie du projet dans mon esprit. C'est le jeu de mots que j'ai aimé.

L'Oeuvre qui m'a également beaucoup plu et à laquelle j'aurais, non ajouté, mais enlevé quelque chose est celle de Ryan Trecartin. Dans la première vidéo (celle de droite en arrivant de l'entrée) J'ai ressenti une position d’instabilité totale car le sol semblait vaciller lorsque, monté sur une espèce de ring où était projetée chaque vidéo, l’on s’apercevait alors qu’en regardant ces images hyper-speed et bougées, au montage ultra-rapide et déstabilisé, l’on se retrouvait totalement immergé dans le chaos du mouvement de la caméra, au point d’en perdre tout repère spatial…et mental avec l'absence totale de cohérence dans les propos de ces bêtes de foire. Les avatars Sims ou symboles 3D flottant par dessus encensent la dérive. Leur hallucinations et leur attitudes sont accompagnées de la répétition de clichés/tics de langage de caricatures américaines. Comme lorsque notre vocabulaire s'amoindrit au fur et à mesure que la substance progresse. Leur voix sont dans des aigus ou graves exagérés. Tics répétitifs et tons qui contribuent largement à notre asphyxie. Mauvaise after. J'imagine qu'il s'est inspiré des émissions qu’il regarde, de séries pourraves, shows débiles et télé-réalités. Une fin d'after sous MD ou une très bonne télé-réalité, je me suis sentie mal. Tout en riant des personnages qu'il a réussi à créer. J'aurais donc enlevé les deux autres vidéos présentes à gauche de la salle. En effet, Ryan Trecartin qui crée ses personnages, monte ses vidéos et fait ses installations comme un producteur d'Endemol nous montre à travers ces deux là les "making-offs". Il le fait avec ses amis, une bande à géométrie variable avec laquelle il fabrique ses « candidats » à la folie. Ainsi les rôles, décors, accessoires, costumes, maquillage, musique sont décortiqués trop longuement (bien qu'hilarants encore une fois). Personne ne quitte vraiment son personnage pendant leurs brain stormings. Sachant que ces personnages sont tous prenants, ont tous des visions en permanence, une sorte d'énergie artificielle , des caractères explosés qui usent. Deux vidéos « making off » contre une « oeuvre ». Ils ont fini par m'irriter et me vampiriser même. Sauf qu'ayant aimé l'œuvre je continuais à regarder . Peut on dire qu'avec elle j'avais vécu un grand moment de téléréalité et que dans le but d'en vivre un deuxième je regardais des interminables plans de projet (comme lorsque des candidats d'une télé-réalité tentent d'émettre des stratégies de jeu), de rester agacée mais comme hypnotisée. Comme si j'avais zoné devant les quotidiennes pendant trop longtemps au lieu de m'être arrêtée au prime time.

mercredi 16 octobre 2013

Ecriture 1.

Longtemps nos nuits se ressemblaient. Tes yeux se fermaient vite. Tu n'étais plus là. 30 minutes se passaient et tu ré apparaissais. Tu semblais habité d'autres blocs,de duels et symphonies chevaleresques. Tu avais l'air d'y croire naturellement. En rallumant tu synthétisais ces visions et au milieu de ce champs d'obscurité qui nous entourait à nouveau j'en venais moi même à me demander l'heure qu'il était et toi tu avais l'air enfin d'être bien. Concentré sur les bruits de trains aux distances connues et sur la prochaine station, sur leurs passagers, ce qu'ils emporteraient et rapporteraient de l'inconnu. Le dernier cycle se terminait par flottaison sur l'oreiller. Tu me demandais une dernière fois l'heure, presque minuit toujours et je me retrouvais seule. Comme d'habitude, Claude François.

lundi 30 septembre 2013

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